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To do du startupeur : faire une levée de fonds
17 novembre 2016 par L'équipe Soluti

Une levée de fonds ne s’improvise pas, elle se prépare en amont. L’idée ? Une fois le proof of concept réalisé, aider la startup à passer au niveau supérieur en cherchant des investisseurs. Et pour ça, un document indispensable : l’executive summary, document écrit dont l’objectif sera de présenter l’entreprise et le projet auprès des chargés de compte que vous rencontrerez. Car prendre son bâton de pèlerin et aller démarcher les investisseurs, c’est bien - mais il est indispensable de présenter un projet bien ficelé, pour démontrer la maturité du concept. Comment réussir une levée de fonds ? Que contient l’executive summary au juste ? On détaille pour vous (par ordre d’importance) les différents éléments à inclure dans ce must du startupeur averti !

Premier élément : l’équipe

L’équipe en charge du projet fait office de socle pour ce dernier, il s’agit donc de la mettre en avant ! Exit la fausse modestie et la langue de bois : détaillez les expériences de chacun des membres, indiquez en quoi ils sont complémentaires, mettez en avant leurs réussites… mais aussi leurs échecs.

Eh oui, il convient d’être 100% honnête avec l’investisseur : mettez des mots sur les profils qu’il vous manque pour compléter votre dream team — d’autant que ceux-ci pourraient vous rejoindre après la levée de fonds. Double effet kiss-cool : vous montrerez que vous savez prendre du recul par rapport à vos faiblesses, et devancerez les remarques du fonds d’investissement.

Votre startup travaille en B2C ? Démontrez alors que, chez vous, quelqu’un saura faire preuve de traction. Si votre concept s’inscrit dans le secteur B2B, précisez qu’un membre de votre équipe saura faire de l’acquisition !

À préciser également : la startup vous occupe-t-elle à plein temps ? Si chacun s’y consacre à 100 %, c’est mieux. Pourquoi un business angel ou un fond auraient-ils envie de s’investir si les associés fondateurs ne le sont pas pleinement ?

Deuxième élément : le marché

Vous avez démontré votre capacité à vendre ? Il reste à prouver que le marché vaut le coup. Car pour être viable sur le moyen à long terme, un concept génial doit cibler un marché porteur ! Bien sûr, pour cette partie de l’executive summary, il convient de produire une étude de marché. Et il est préférable que celle-ci montre un vrai potentiel sur le segment que vous visez.

Inspirez-vous des plus grands : Fabrice Grinda, ancien PDG d’Auckland, estime que pour se lancer, il faut être sur un marché potentiel de plus d’un milliard de dollars. Un conseil d’un tel business angel (plus de 150 investissements à son actif) mérite réflexion...

Troisième élément : la croissance

Chercher à faire une levée de fonds, c’est bien. Présenter un avant/après, c’est mieux ! C’est là toute l’idée du focus croissance de l’executive summary. L’objectif de cette partie est de montrer ce dont vous avez besoin pour grandir (on chiffre donc la levée de fonds potentielle), en détaillant les axes d’investissement. Allez-vous embaucher ? Acheter du matériel ? Lancer une campagne Adwords ? Une campagne d’affichage longue conservation ? Pour gagner en crédibilité aux yeux des investisseurs et les rassurer, communiquez un plan prospectif sur 1 à 3 ans : vous avez suffisamment confiance en votre projet pour tabler sur une croissance sur le moyen terme !

croissance levée de fonds

Quatrième élément : la rentabilité (à terme) du modèle économique

La notion de croissance enchante les investisseurs… et celle de rentabilité les rassure. Il en va de la pérennité de la startup, et donc de leur investissement !

Pour affirmer votre réflexion, définissez une masse critique, c’est-à-dire le niveau de chiffre d’affaires (ou les parts de marché obtenues) qui fera de votre startup une voix qui compte sur son marché et/ou auprès de ses fournisseurs. Explicitez le niveau de rentabilité attendu. Soyez le plus précis possible : les investisseurs sont de plus en plus attentifs à cette partie — autant dire que le focus rentabilité est un sésame indispensable pour rencontrer un chargé de compte.

Cinquième élément : la technologie

Vous avez répondu aux questions « Qui ? » (en présentant votre équipe) et « Quoi ? » (en parlant marché, croissance et rentabilité), il reste à expliquer « Comment ». Il s’agit de valoriser votre technologie, en montrant ce qui fait d’elle une technologie de rupture et d’innovation. Appuyez sur ce qui la différencie de ce qui existait jusque-là.
Attention : si votre levée de fonds doit financer une refonte technologique — c’est souvent le cas lorsqu’une startup passe au niveau supérieur —, il faudra montrer que celle-ci n’immobilisera pas toute l’entreprise.

Sixième élément : les clients et les partenaires

Votre entreprise est prête pour le next level. La preuve ? On vous fait déjà confiance ! Ce dernier chapitre, c’est la cerise sur le gâteau. Présentez vos clients. Valorisez vos partenaires. La confiance des membres de votre réseau rejaillira sur les investisseurs !

Ultime étape : le closing, ou l’entrée en due diligence

La phase finale de la levée de fonds, celle à laquelle vous mène l’indispensable executive summary : la négociation du pacte d’actionnaires entre startupeurs et investisseurs.

Pensez-y en amont : acceptez-vous une clause de non-concurrence ? Que ferez-vous quand le fond d’investissement se retirera ? L’idée étant de sécuriser vos intérêts, d’atteindre un véritable alignement des intérêts, et de rester force de proposition dans la contractualisation de vos relations. Pour cette phase, vous pouvez vous aider d’un outil, ACE d’Entr’up, pour valider et renforcer les relations entre les associés !

Pro tip : veillez à ne pas avoir un endettement trop important. La levée de fonds ne doit pas servir à combler un trou dans le compte courant, mais bien à atteindre the next level !

Crédits photos : Pexels.com / Unsplash.com


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