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Transformation digitale
Édito : le business model canvas, ou le BMC, à la sauce SOLUTI
09 mai 2017 par L'équipe Soluti

Vous vous lancez dans un nouveau projet digital  ? Première étape  : tout mettre à plat et réfléchir aux caractéristiques de votre concept. À la forme qu’il prendra mais aussi aux contraintes qu’il rencontrera (le risque zéro n’existe pas  !). Pour poser des mots sur ces enjeux, il existe différents outils. Notre préféré, chez SOLUTI  ? Le business model canvas. Ça ne vous dit rien  ? Pas de panique : vous trouverez les réponses à toutes ces questions dans notre dossier du jour, en mode édito  !

Le business model canvas, à quoi ça sert  ?

Le business model canvas, c’est un outil pratique pour travailler concrètement sur le modèle d’un concept - c’est-à-dire sur sa forme et ses axes de développement. Il s’applique à (quasiment) tous les cas de figure  : nouveau produit, nouveau service, nouvelle start-up ou transformation digitale.

Il s’agit, en somme, de créer la “carte d’identité” de votre nouveau projet. L’objectif  ? Challenger votre concept, en identifier les limites et le confronter à des obstacles d’ores et déjà identifiés - car le passage de la théorie à la pratique est souvent un peu chaotique. Anticiper les (futurs) points de blocage, c’est donc gagner un temps précieux  !

Sans compter qu’un business model canvas bien ficelé permet aussi de communiquer sur le concept auprès des investisseurs, collaborateurs, partenaires commerciaux ou encore des éventuels incubateurs… Bref, le business model canvas permet d’informer, d’échanger et de comparer les tenants et les aboutissants d’un projet. Idéal pour faire le point sur ses chances de réussite  !

À quoi ressemble un business model canvas  ?

Avis aux amoureux d’Excel  : une fois rempli, le business model canvas aura l’apparence d’un tableau à 9 cases, chacune correspondant à une caractéristique du projet. Pour vous aider à mieux saisir de quoi on parle, partons du cas Airbnb.

exemple business model airbnb template

Source : http://1001startups.fr/methodo... Les partenaires clés : ce sont ceux sans lesquels rien ne serait possible. Ils vont mettre leur pierre à l’édifice, rendre le projet concret et (surtout) viable.

2/ Les activités clés : ce sont les actions qui accompagneront le concept et lui permettront de durer dans le temps. Bref, ce qu’il faut faire pour que ça marche.

3/ Les ressources : de quoi avez-vous besoin, matériellement et logistiquement, pour que votre projet tienne la route  ? La réponse est dans cette case  !

4/ La proposition de valeur : en quoi le projet propose-t-il quelque chose de différent de ce qui existe déjà  ? Qu’est-ce qui va générer de la valeur  ? En quoi restera-t-il unique  ?

5/ La relation client : une fois le projet en phase de lancement, il faudra créer et entretenir la relation avec les clients. C’est dans cette case que l’on indique les différentes actions à mener pour atteindre ces objectifs.

6/ Les canaux de distribution : ce sont ceux qui vont permettre à votre projet d’atterrir, concrètement, dans les petites mains de vos clients. Ici, on englobe les canaux de distribution ET de communication  !

7/ Les segments clients : quels sont les grands types de cible auxquels vous vous adressez  ? Il ne s’agit pas (encore) de créer des personae mais d’être tout de même assez précis pour définir les différents acteurs de votre projet, côté clients.

8/ La structure de coûts : votre projet va vous rapporter de l’argent. Mais il va aussi en coûter. On note ici les pôles de dépenses indispensables pour que votre nouvelle idée tourne correctement et puisse atteindre ses cibles.

9/ Les sources de revenus : on se rapproche un peu du business model pour répondre à la question en or : comment allez-vous monétiser votre projet  ? Autant dire que c’est un passage obligé pour vos investisseurs  !

Quel outil choisir pour faire mon business model canvas  ?

Il existe une multitude d’outils en ligne pour réaliser votre business model canvas. Notre préféré chez SOLUTI  ? Canvanizer. Utilisable en ligne, pratique, concret et plutôt complet, il vous permettra de créer facilement votre propre document.

Petit bémol cependant : comme tout outil en ligne, il est assez généraliste. Un détail qui a son importance car, pour être efficace, un business model canvas impose de véritablement creuser le sujet. Rien ne vous empêche donc de le tester, à condition que vous fassiez the extra mile dans la réflexion sur votre concept  !

Conseils de pro’ : 3 critères pour un bon modèle (d’entreprise ou de service)
Vous voulez créer la nouvelle boîte à la mode ou le service incontournable de demain ? Trois critères à respecter :

  • Le modèle doit être réalisable et votre proposition de valeur atteignable. Ne vous engagez que sur des choses que vous pouvez réellement offrir à vos consommateurs. L’idée, c’est de vendre du rêve, pas du mirage  !
  • Le modèle doit être rentable. Sinon, vous gaspillez de l’argent et du temps.
  • Le modèle doit être scalable et les ressources (largement) disponibles. Indispensable pour monter vite et bien en puissance.

L’avis de SOLUTI : et si on ajoutait des sections pour les projets digitaux  ?

Depuis 2013, nous accompagnons des entreprises dans la mise en pratique de concepts qui leur tiennent à coeur. Notre constat est sans appel : en matière de projets digitaux, un business model canvas ne saurait être (vraiment) pertinent sans approfondir l’aspect coûts d’acquisition et revenus, notamment en cas de stratégie multicanal/crosscanal. Nous avons donc créé notre propre business model canvas  :

business model canva BMC digital

Pour nous, il faudrait donc ajouter une case “coûts d’acquisition” au business model canvas existant. Elle permettrait notamment de gagner en précision sur le calcul de la rentabilité d’un modèle ; on aurait, par exemple, une liste de canaux (spots TV, ads sur le net…) et de leurs coûts respectifs. Indispensable pour challenger vos coûts d’acquisition prévisionnels en faisant des opérations tests et en comparant les résultats !

D’ailleurs, tant qu’on en parle, on aurait deux cases supplémentaires à vous conseiller :

  • La case “support”, qui découle directement de la cible utilisateur et qui permet de réfléchir au découpage de la proposition de valeur, afin de déduire des coûts et une enveloppe budgétaire. Un concept développé sur mobile coûtera potentiellement davantage qu’un projet centré desktop par exemple.
  • La case “concurrence” et ce qu’elle offre, afin d’identifier les longueurs d’avance de votre concept et les axes à améliorer  !

Encore quelques conseils pour la route : prenez le temps de compléter votre business model canvas avec une simulation via Excel de votre modèle économique. Votre objectif  ? Dégager de la valeur, et non pas uniquement une marge brute de, disons, 20 % - ce qui est bien mais pas top. Enrichissez également vos segments clients de quelques détails, pour arriver à définir vos personae (ceux à qui vous vous adressez précisément). Enfin, n’oubliez pas de travailler sur vos users stories, c’est-à-dire les fonctionnalités de votre concept (comme la possibilité de réserver en ligne, de laisser un avis…) qui génèrent la proposition de valeur  ! Et si vous avez besoin d’aide, n’oubliez pas que nous sommes là !


Crédits photo : Unsplash.com (Thought Catalog / Ryan Riggins)


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